Chaque procédure, aussi minime soit-elle, se transforme en une épreuve pénible à accomplir. L'exercice d'une autonomie productive demeure une entreprise impossible. L'édifice tout entier subsiste grâce à l'investissement d'une poignée d'individus. MKG se complaît dans l'utilisation de logiciels et de plateformes d'une inefficacité notoire en dehors des frontières de cette entité, étant le fruit de leur propre conception par un vétéran en voie de retraite. Ce dernier exprime ouvertement son mépris, sans que cela ne semble émouvoir la hiérarchie.
La structure hiérarchique se dessine avec un directeur dévoué à la marche harmonieuse de l'entreprise, tandis que certains gestionnaires, se dissimulant délibérément, œuvrent à son sabordage, générant des situations comiques pour ceux au fait des dessous de la réalité. Les salaires, dérisoires, et les perspectives d'avancement professionnel, figées, caractérisent le quotidien.
À titre d'exemple de reconnaissance, le départ d'un collaborateur après une décennie de service s'est soldé par l'octroi de briquettes de jus de fruit et de madeleines premier prix. L'atmosphère dans l'open space à deux étages se résume au son des touches de clavier, résonnant dans un silence prolongé et malaisé. Le taux de rotation du personnel atteint des sommets inégalés dans mon expérience professionnelle.
Lors des entretiens, l'orgueil de l'entreprise transparaît dans la célébration annuelle d'un événement auquel les collaborateurs ne sont même pas conviés, incarnant le summum du mépris professionnel et du manque d'éducation. De surcroît, les lois du travail sont ignorées, les comptables endossent le rôle des ressources humaines, laissant présager des conséquences délétères. Il semble que bientôt, la gestion de la communication pourrait être confiée à un plombier.
La satisfaction de la clientèle oscille dans les méandres de la tiédeur, leur liaison étant fragile, se résumant à quelques appels d'une nature conversationnelle teintée d'hypocrisie. Au fil des jours, les clients réapparaissent, animés par la colère ou l'incrédulité face à la qualité discutable du service.
Le management empêche toute perspective d'amélioration pour des raisons d'insécurité, d'immobilisme et d'ego.