Environnement et management profondément toxiques. Le C-level est défaillant et diffuse une culture délétère jusqu’aux équipes. Le middle management n’est pas en reste : davantage préoccupé par sa visibilité auprès de la direction que par le bien-être ou la performance réelle de ses équipes, il pratique un management contre-productif.
Le turnover en 2025 est massif. En échangeant avec d’anciens employés, on constate que le scénario est immuable : rien ne change, l’histoire se répète. Une vague importante de profils seniors a été débauchée depuis de belles entreprises, avec des salaires attractifs pour les convaincre de venir — et pour répondre, accessoirement, aux recommandations sur l’embauche de seniors. Problème : le département compliance (et visiblement l’entreprise dans son ensemble) ne sait pas gérer ces profils. Résultat : aucun des seniors arrivés début 2025 n’est encore en poste aujourd’hui, de leur plein gré ou non.
La méthode est rodée : silence radio, le temps passe, la période d’essai est renouvelée, puis tombe le verdict — il n’y a pas le “fit Lemonway”. Étrange coïncidence, ce schéma se répète encore et encore. Aucune communication du management. Les gens disparaissent du jour au lendemain. Les villageois sont éliminés par les loups : Thiercelieux, mais en conditions réelles.
Les seniors se retrouvent cantonnés à de l’opérationnel, avec en parallèle des objectifs irréalistes. On frôle le burn-out. La pression est constante, les urgences quotidiennes, les priorités changent toutes les cinq minutes, et la communication est catastrophique : des dizaines de messages et d’emails contradictoires sur un même sujet.
Si vous cherchez une immersion totale dans une culture de micromanagement et de manipulation, vous êtes au bon endroit. On ne demande pas de la qualité, mais du volume, le plus vite possible.
Conséquence : tout le monde joue les pompiers, éteignant des feux en permanence, sans jamais traiter les problèmes de fond. L’entreprise avance comme une voiture rafistolée à la colle et aux pansements, au lieu de changer le moteur et de faire de vraies réparations structurelles.
Les outils sont obsolètes, instables, truffés de bugs — assez surprenant pour une fintech qui se revendique agile et en avance sur son marché. Spoiler alert : pas du tout. Pas d’agilité, pas de véritable organisation du travail, pas de suivi sérieux, pas de guidelines claires, des process vieillissants, une multitude d’outils dépassés, et un niveau de stress à vous donner des cheveux blancs.
Un conseil si vous envisagez de rejoindre cette entreprise : réfléchissez bien. Le salaire proposé n’est pas un “bon salaire” — c’est le strict minimum pour compenser ce que vous allez subir.