La SSII qui se prenait pour un cabinet de conseil (digne ce nom...)
Avantages
A minima: -50% pass navigo -Sinon, des noix de cajou et des viennoiseries sont à disposition en libre service pour faire passer la pilule... (avant le confinement) -Mutuelle -Les collègues au niveau "associate" sont sympathiques, tout comme certains managers et associés qui connaissent vraiment leur sujet (mais il faut les chercher... pardon! Avoir la chance de tomber sur eux). -Les locaux (quand on peut en profiter, c'est-à-dire impossible pour les employés en mission en régie et TMA, soit une grosse partie des effectifs tout de même)
Inconvénients
-Un fonctionnement "horizontal" illusoire, les partners et les leaders décident souvent envers et contre tout et s'engagent dans des foires d'empoigne perpétuelles, pour ne pas dire des "batailles de quéquettes" stériles aux dépens de la performance et de la valeur ajoutée que l'on devrait apporter au client. Sans parler de l'impact sur les équipes qui doivent composer avec un sordide jeu de chaises musicales et les croche-pattes entre partners frappés par le feu divin ou des leaders aux dents qui rayent le parquet ou tentent de limiter la casse pour ceux qui tentent de jouer un vrai rôle de manager, et pas celui de commercial. -Non, la mission chez le client n'est pas qu'un "prétexte" pour financer des travaux internes et presser les équipes comme des citrons, surtout au regard de la rémunération très en dessous de ce que propose le marché. Ces contributions "volontaires" ne le sont pas vraiment dès lors que le sport national consiste à se faire bien voir pour essayer d'obtenir une augmentation de salaire ou un passage de grade (et encore... lorsque le process de PPER vanté en interne est vraiment respecté par la hiérarchie...). -Le modèle en communautés vendu lors de l'embauche est une farce: c'est sans doute l'une des structures les plus silotées qui existe dans le secteur actuellement. -L'utilité du contrat de travail se pose ici: l'employeur est censé fournir les missions... Or, lors des intercontrats ou en fin de mission, c'est au consultant de se vendre (littéralement) pour que l'on daigne le staffer sur une mission pas trop pourrie. Sinon, à terme, ce sera la porte (pour faute grave dans le cas où le réfractaire serait trop honnête). -Clientélisme permanent et chaos ambiant: pas de capitalisation, une improvisation de tous les instants et un manque réel de sérieux sur le plan intellectuel et professionnel. On vend de l'expertise et de l'efficacité au client... heureusement, comme pour certains restaurants, qu'il n'a pas accès aux arrières cuisines. Ce serait le haut-le-coeur assuré. -Beaucoup de communication et de poudre aux yeux pour finalement pas grand chose: il n'y a pas de honte à être "seulement" une bonne SSII si le travail accompli est bien fait. Il est vraiment dommage de se perdre dans des éléments de communication qui vous positionneraient en face de cabinets de conseil en organisation et en stratégie qui savent vraiment de quoi ils parlent. Un peu d'humilité ne ferait vraiment pas de mal et revenez aux fondamentaux: le delivery n'est pas un gros mot. -Attention au turnover... Les chiffres optimistes annoncés sur le recrutement masquent un réel désenchantement et des vagues de départs depuis plusieurs mois que les derniers arrivages de chair fraiche ne parviendront pas nécessairement à compenser. -L'expertise réelle sur les sujets n'est pas valorisée, malgré ce qui est prétendu. Par contre, c'est une excellente école en matière de cirage de pompes, ou pour les amateurs de saupoudrage capables de manier la langue de bois et les effets de manche...