Avantages
- Entreprise libérée avec une structure hiérarchique flat - Bel équilibre vie pro/vie perso grâce à une flexibilité dans l’organisation du temps de travail (horaires, congés, possibilités de télétravail) - Business model qui permet à la boîte d’être rentable sans aucune levée de fonds (Tiime fait partie d’un groupe plus large qui englobe également des cabinets d’expertise-comptable directement utilisateurs de la solution), donc pas d’investisseurs aux trousses - Produit développé quali avec clients satisfaits
Inconvénients
- Revers du business model : il s’agit d’une boîte tech dirigée par des non-techs (experts-comptables qui sont assez éloignés de l’univers start-up) donc la culture d’entreprise est assez difficile à définir. Ce croisement entre boîte tech (parce que le produit est un SaaS) et boîte non-tech (parce que détenue par une holding de comptabilité) donne une culture d’entreprise pas claire et cela se ressent au quotidien (cf. points ci-dessous). - Archaïsme : si la boîte se prévaut d’être une entreprise libérée (ce qui peut donner l’impression que Tiime est à la pointe de la modernité et de l’innovation managériale), elle est paradoxalement très archaïque dans son fonctionnement sur certains points. Les outils, certaines méthodes de travail, la vision du produit ou du rôle de certains métiers, ou encore la stack technique (PHP et Angular) sont relativement old-schools (en comparaison avec d’autres start-ups du secteur) et relèvent parfois plus de la grosse boîte que de la FinTech parisienne en vue. - Politique de remote pas claire : l’entreprise promeut le remote puis semble rétropédaler dessus parce qu’elle constate que cela ne fonctionne pas (les équipes grossissent trop vite et vu que le process de recrutement n’est pas hyper soigné, on recrute des gens qui ne sont/seraient pas assez autonomes en full remote). C’est normal, car une politique de remote se pense et s’organise (au niveau des process, des méthodos, des outils, du recrutement). Vu les carences à ce niveau, la boîte se retrouve contrainte de limiter le remote. Il y a donc un vrai problème de clarté et surtout de transparence là-dessus : officiellement, on dit aux gens que le remote est ok et que c’est en phase avec la culture d’entreprise libérée, mais en off, on a pour objectif de le limiter. - Management : les “leaders” (nom des managers chez Tiime) ont parfois un management direct d’une dizaine de personnes en plus de leur travail, donc ceux-là sont très peu réactifs et on reçoit assez peu de feedbacks de leur part sur ce que l’on fait au quotidien. Résultat : on produit parfois un travail qui n’est pas aligné avec les attendus. Certains leaders (comme dans pas mal de boîtes) ne sont pas faits pour ce rôle et ont des pratiques avec lesquelles j’ai du mal à être en phase : manque de transparence dans la communication et la transmission des infos, manque d’équité dans la manière de traiter les différents membres de l’équipe… (mais c’est moins pire qu’ailleurs) - Process flous et mal définis : les process changent beaucoup trop souvent et sont très mal définis. Quand on est une petite start-up early stage, c’est ok, mais quand on est une scale-up de 200 personnes, c’est moins ok. Cela fait qu’il y a globalement un gros manque d’objectivité dans la manière de juger ou d’apprécier un travail/un candidat/un projet parce que les process ne sont pas clairement définis (process de validation d’un candidat, d’une période d’essai, d’une évaluation annuelle…). La boîte a clairement besoin d’être davantage processée vu son scale : il faut mettre en place des frameworks, des outils et de la documentation pour automatiser, clarifier et objectiver les évaluations et le travail de chacun et chacune au sens large. - Manque de communication : le top management est assez peu accessible et on ne communique pas suffisamment entre les équipes. Les nouvelles arrivées sont assez mal gérées (par ex : une équipe peut apprendre le jour même qu’elle accueille un nouveau membre !) et on a globalement du mal à identifier qui fait quoi.