Entretien téléphonique et contrat signé le lendemain, prise de poste quelques jours plus tard sur un site client. Rien à dire concernant le site : bonne ambiance, beaux locaux, bons horaires. Mais je me rends compte rapidement qu'on me donne toujours plus de tâches, mes collègues Securitas ne sachant même pas recopier sans faute le nom sur une carte d'identité ou remplir un planning. Quid d'Excel. J'ai donc un salaire minable et je suis descendue au grade de débutante sur le contrat après 3 ans d'expériences et un diplôme de secrétariat, traitée de la même façon qu'une bachelière de 20 ans ou personnes n'ayant jamais tapé sur l'ordinateur. J'ai attendu 9 mois, et plusieurs relances pour avoir le droit à une carte restau, obligatoire au bout de 6h de travail. Aucune communication faite autour du peu d'avantages. Aucune prime. 5min de retard et on vous enlève 30min de salaire, par contre pour vous accepter vos congés DÛS, là il y a toujours une erreur sur leur montant. 7 jours de congés en 9 mois, 5 pour le congé principal... en septembre bien sûr, pour laisser la priorité aux mères qui sont déjà en arrêt maladie une semaine avant les vacances scolaires ou tous les 3 du mois. Mais le directeur a quand-même osé s'interloquer "vous avez pris trop trop de congés" pour le citer, sans parler des mails professionnels remplis de fautes de la direction et des rh. Des erreurs sur les fiches de salaire et j'en passe. Au retour de mon arrêt maladie (palme d'or du nombre d'arrêts et burn out d'après la médecine du travail sachez-le), on me change finalement de site : 1h de voiture ou 1h30 de train + 20min de marche, 7h du matin ou départ 18h le soir. La clause de mobilité les arrangent bien, avec une promesse de toujours nous laisser proches de notre lieu de domicile ou ACCESSIBLE. C'était ma condition pour signer, leur promesse, évidemment sans trace écrite. Sachant que j'ai des activités en dehors qu'ils connaissaient très bien. Je n'ai donc pas eu de choix que de refuser, être en arrêt pour harcèlement moral (en plus d'avoir refusé un entretien à mon retour d'arrêt, aucune envie d'être face à un homme hautain qui ne connaît pas le milieu administratif) et parler de tout cela autour de moi. J'ai dû attendre 3 mois pour enfin être licenciée et LIBÉRÉE. Enfin, avec un préavis d'un mois qui n'est pas dans la l'égalité, le Code du travail prévaut mais la Direction adore les conventions collectives, qui devrait être de 2 semaines mais je ne suis pas surprise, ça aurait été trop simple de les voir suivre la loi et m'arranger pour démarrer un autre contrat.
9 mois pour nous donner des uniformes : ridicules. Made in China, un petit pull aussi fin que du tulle rouge années 2000 qui prend la transpiration, un tailleur d'été taille basse trop grand, un blaser... tout ça pour être assise dans le froid pendant que d'autres se baladent en casquette. Aucune prime d'intéressement ou d'augmentation qui suivrait l'augmentation et difficulté des tâches. Pas de 13e mois. CE inexistant. Evenements inexistants. Mais ils ont le culot de nous dire de rester à notre place de prestataire lorsque nous participons - avec l'accord - à des événements sur notre site de travail.
Un conseil : ne vous investissez surtout pas, ils préfèrent récompenser votre médiocrité