À peine arrivé à mon poste, j'ai compris quel était le modèle d'affaires de l'agence : une équipe de chefs de projet qui se décarcasse en faisant des horaires démentiels et en étant sur tous les fronts, face à une équipe de directeurs en supériorité numérique qui passent leurs journées au restaurant avec des "clients", lisent Les Echos, et n'ont aucun scrupule à partir à 16h sous votre nez. Mettre la main à la pâte ? Ce n'est clairement pas dans leur nature.
N'attendez aucune pédagogie de leur part pour monter en compétences. Vous aurez toujours la sensation de les déranger quand vous demanderez quelque chose... y compris à vos managers. C'est une très belle planque pour la direction, qui se repose sur la bonne volonté des autres. Pour les chefs de projet, attendez-vous à partir régulièrement à 20h, sans jamais recevoir de reconnaissance pour le travail fourni (ni orale, ni financière).
Évidemment, avec un contrat établi à 39h, aucune heure supplémentaire ne sera payée, et il n'y aura pas de RTT. Le code du travail ? Apparemment, il glisse sur le dos de WordAppeal.
Vous serez également sous-payé, puisque WordAppeal vous proposera un salaire inférieur de 5 à 7k à la moyenne du marché. En contrepartie de ce salaire médiocre, l'agence exige des profils brillants (HEC, Sciences Po, ESSEC, Sorbonne, EM, etc.) et n'hésitera pas à se faire mousser sur votre dos. Logique, non ?
Et si, pour vous appâter, on vous promet un package avec une prime, ne vous bercez pas d'illusions. Cette dernière est très, TRÈS variable en fonction des personnes (inutile de préciser qui se gave), et son mode de calcul reste bien obscur pour le commun des mortels.
Concernant les avantages sociaux, évidemment, il n'y en a aucun. Vous serez même fliqué sur vos jours de TT...
En bref : NE METTEZ PAS UN PIED CHEZ WORDAPPEAL, une entreprise qui se nourrit de cerveaux brillants et qui, en retour, vous fera perdre toute confiance en vous et en votre équilibre vie pro/vie perso.