Conseils de carrière

8 secrets que les recruteurs ne vous diront pas (même s’ils en meurent d’envie)

Les recruteurs veulent ce qu’il y a de mieux à la fois pour leur entreprise, et pour les candidats. Mais il y a certaines informations qu’ils ne peuvent pas partager avec vous… Fourchettes de salaires, autres candidats en lice ou encore tactiques de collecte d’information sont autant d’éléments et de pratiques confidentiels.

Pour en savoir plus, nous avons contacté Omer Molad, PDG et Fondateur de Vervoe, une société de recrutement permettant de tester les candidats en ligne pour faciliter le processus de recrutement.

Voici quelques-uns des secrets qu’Omer Molad a bien voulu nous confier (et qui resteront entre nous !).

1. « Nous aurions pu vous offrir davantage, si vous aviez négocié ! »
Les négociations salariales sont comme une partie de poker. Les recruteurs tendent à proposer le minimum. Ils disposent souvent d’une fourchette salariale pour chaque rôle et leur offre initiale se situe très rarement au sommet de leur échelle, tout comme le salaire de base, les avantages sociaux, les primes, etc. Pourtant, les talents qui correspondent vraiment au poste ont le pouvoir de remporter les négociations.

2. « N’exagérez pas avec les buzzwords et le jargon ! »
Il est judicieux d’inclure des mots-clés dans votre CV, et de vous mettre en avant comme quelqu’un qui connaît bien son secteur d’activité : « mais n’essayez pas d’avoir l’air plus compétent que vous ne l’êtes vraiment », précise Omer sans détour ! L’authenticité est vraiment la clé. Les recruteurs et les employeurs veulent que votre personnalité et vos compétences brillent – pas votre capacité à jeter des “buzzwords” et des phrases comme “décupler les synergies”, “disrupter le marché”, etc.

« Nous n’attendons pas des candidats qu’ils posent certaines questions ou qu’ils donnent des réponses précises, mais plutôt qu’ils fassent preuve de passion pour ce qu’ils font et qu’ils se démarquent vraiment des autres », explique l’employeur Academy Sports + Outdoors.

3. « Pas de seconde chance après une mauvaise première impression ! »
Nos parents avaient raison : la première impression est souvent la bonne, et selon Omer, peu de recruteurs peuvent surmonter une mauvaise première impression. Les appels téléphoniques non retournés, les mauvaises manières et les entretiens maladroits réduisent vraiment vos chances de passer à l’étape suivante. Les recruteurs se retiendront bien de vous dire : « Nous ne vous aimons pas, c’est tout », dit Omer. Cependant, croyez-nous : vous devrez vraiment faire de très gros efforts si vous voulez vous rattraper d’une mauvaise première impression.

« Les recruteurs se soucient souvent davantage de l’attitude des candidats en début de carrière, que de savoir s’ils sont réellement qualifiés pour le poste », explique Peter Yang, coach en carrière. « Parce que la personne qui vous fera passer l’entretien sera souvent aussi votre futur patron et mentor, il est tout à fait logique qu’elle veuille engager quelqu’un qu’elle apprécie personnellement et avec qui elle veut travailler. Bien réussir un entretien signifie aussi établir un lien solide avec votre interlocuteur. Essayez de montrer votre personnalité au lieu de simplement répondre aux questions de façon robotisée. Vous pouvez même partage des informations un peu plus personnelles si vous le souhaitez. »

4. « Vos références n’étaient pas très flatteuses. »
Si un recruteur ou un chasseur de tête avait des doutes à votre sujet, il ne vous dira jamais si des références peu flatteuses viennent confirmer ses doutes, dit M. Molad. « Vos références doivent parler de vos points forts dans des situations spécifiques, et pas seulement fournir des informations de base », ajoute Jordan Perez, expert en RH. Les « références doivent être prêtes à fournir des exemples de projets réels où vous avez dépassé les attentes. Votre personne référente devrait facilement citer une ou deux situations qui soulignent vos forces. »

« Les mauvaises références peuvent ruiner votre candidature, autant que les bonnes peuvent la renforcer », explique Sam Keefe, directeur du marketing numérique aux ressources techniques AVID. Son conseil pour s’assurer que seul le positif en ressort ? « Ne donnez que des références qui diront des choses positives sur vous. Et en amont, travaillez dur pour établir de bonnes relations de travail avec vos collègues et vos patrons. »

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5. « Je me suis renseigné en douce, et j’ai découvert la vérité. »
Les références indirectes, ou back-channeling, sont l’une des ruses utilisées par les recruteurs pour recueillir plus d’informations à votre sujet. Il s’agit du moment où les employeurs communiquent avec des relations mutuelles afin d’obtenir une opinion honnête à votre sujet. « Ce phénomène est encore plus répandu depuis environ cinq ans en raison de la popularité croissante de LinkedIn », explique M. Keefe. « Même si vous choisissez de ne pas donner de référence, les références indirectes peuvent révéler certains secrets honteux. Ce genre de références indirectes peuvent être particulièrement fréquentes quand on cherche un emploi dans des secteurs comme la tech. »

6. « Nous avons déjà offert le poste à un employé en interne. »
Malheureusement, il est tout à fait légal d’annoncer un emploi qui est presque certain d’être pourvu en interne. Certaines recherches ont même montré que les embauches internes donnaient généralement de meilleurs résultats que les embauches externes. Cependant, les « emplois fantômes » peuvent être une vraie perte de temps pour les chercheurs d’emploi. Même si les lois du travail n’obligent pas les employeurs à afficher les postes vacants, de nombreux ministères du Travail exigent que les rôles soient affichés sur un tableau d’offres d’emploi pendant un certain temps pour assurer un processus d’embauche équitable. Par conséquent, ne vous attendez pas à ce que les recruteurs disent : « Cette offre a été publiée uniquement pour satisfaire notre politique interne, en réalité, nous ne vous avons jamais vraiment considéré. » précise M. Molad.

Au lieu de cela, restez motivés ! Il y a beaucoup d’opportunités, et le travail qui vous convient est à quelques clics de vous.

7. « Vos derniers messages sur les réseaux sociaux vous ont vraiment desservis. »
Environ 80 % des recruteurs et des chasseurs de tête utilisent les réseaux sociaux pour rechercher et vérifier le profil de candidats, ce qui rend extrêmement importante la présence d’un professionnel sur Internet.

« Les recruteurs passent en revue les pages des réseaux sociaux pour se renseigner sur les antécédents et l’image de marque de la personne et pour repérer les signaux d’alarme », explique Alan Weatherbee, premier vice-président de la recherche de talents chez Allison+Partners. « Ils n’utilisent pas cela pour trouver des moyens de ne pas recruter quelqu’un de qualifié, mais pour s’assurer que le candidat a un profil précis. »

Selon les spécialistes de l’emploi, vous devriez vous assurer que vos pages de réseaux sociaux, qu’il s’agisse de LinkedIn, Facebook, Twitter ou Instagram, correspondent à ce que vous dites dans votre curriculum vitae, votre lettre de motivation et autres documents de candidature. Après tout, personne ne va embaucher quelqu’un qui prétend être Responsable Marketing dans son CV alors qu’il se plaint de son travail de distribution de flyers.

Janet Elkin, directrice générale de la société de recrutement en milieu de travail Supplemental Healthcare, vous conseille de vous assurer que vos comptes sociaux ne contiennent aucun commentaire politique, message incendiaire ou autre sujet qui pourrait offenser la personne qui pourrait tenir votre avenir entre ses mains.

8. « Je vous fait traîner car j’attends la réponse d’un autre candidat. »
Même les recruteurs les plus directs ne vous diront jamais que vous êtes un “Plan B”, précise Omer. Si un employeur semble traîner des pieds ou tarde à vous donner le feu vert pour aller de l’avant – ou le feu rouge que vous n’êtes pas fait pour ce poste – il y a de fortes chances qu’il ait un autre candidat en vue.

Surtout, ne le prenez pas personnellement : être deuxième n’a rien de catastrophique ! Il arrive souvent que d’autres candidats se retirent de la course à cause de circonstances personnelles ou d’autres offres d’emploi. Être numéro deux signifie aussi (et surtout !) que vous êtes toujours en lice. Si vous avez l’impression qu’un recruteur ralentit le recrutement afin d’accommoder un autre candidat, prenez la situation comme un défi pour convaincre le recruteur de votre talent et de votre aptitude réelle pour ce poste.

Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas que lorsque des recruteurs gardent des secrets, c’est avant tout en pensant à l’entreprise, et non pas parce qu’ils essaient d’être malveillants. Si vous êtes confrontés à un recruteur malveillant, c’est que la bonne opportunité ne s’est probablement pas encore présentée à vous ! N’ayez pas peur d’être franc avec un recruteur et de lui faire part de vos préoccupations et de vos objectifs.

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